S’enfuir : Récit d’un otage – Guy Delisle

Bonjour, je reviens vous parler de S’enfuir : Récit d’un otage de Guy Delisle aux éditions
Dargaud.
Dans ce livre, Christophe André est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase et lors de sa première mission il est enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue.  Son enfer a duré 111 jours, 111 jours où il compte et Christophe s’accroche à l’espoir qu’un jour il reverra le ciel, ses proches.

Ne pas perdre le décompte des jours. Le temps, c’est la seule chose dont je sois certain.

Ce livre est déchirant. Surtout que c’est une histoire vraie. L’auteur à rencontré l’otage des années plus tard et a raconté son histoire. Et à partir de ça, ça nous met dans l’ambiance. Je vais tâcher de diviser ma chronique en deux parties distinctes : D’abord je vais vous parler de l’histoire en elle-même et ensuite je vous parlerais des graphismes.
L’auteur montre les différentes phases par lesquels l’otage passe. Tous ses sentiments de solitude, de peur, de crainte, mais aussi d’espoir, de rêve. On éprouve nous aussi une sorte d’écrasement, d’étouffement devant la répétition de ses journées, de ses semaines passées sans aucune information.  Parce que ce que Christophe a vécu c’est ça : Des journées et des journées où personne ne lui parle et où le peu de fois où on lui adresse la parole, il ne comprend pas la langue.

Sortir d’ici, oui, plus que jamais. Mais pas à n’importe quel prix… pas à n’importe quel prix.

Ces journées répétitives je l’ai ressenti par la lenteur de l’histoire. En effet je ne dirais pas que je me suis ennuyée mais par moment je ressentais ce que lui ressentait : Toujours le même décor, toujours le même rythme de vie, jour après jour. Et j’attendais de savoir comment ça se finirait avec impatience. Cette BD m’a tenu en haleine de la première à la dernière page.

Etre otage, c’est pire qu’être en prison. Au moins, en prison, tu sais pourquoi tu es enfermé. Alors qu’otage, c’est juste de la malchance. Au mauvais endroit, au mauvais moment.

Côté graphisme, j’ai été comblée. J’aime ce style minimaliste dans les couleurs, ce style épuré, ce choix de couleurs allant de la teinte de gris à la teinte de bleu. Je me suis sentie étouffée par l’absence de luminosité, par l’accumulation de couleurs froides, et je dois dire que ce roman graphique n’aurait pas été aussi prenant, aussi poignant si il avait été en couleur.
C’est un roman trèèèès silencieux, il a peu de dialogue, ce qui nous permet d’admirer les traits et j’en ai pris plein les yeux.
Si vous cherchez une histoire vraie poignante et illustrée, foncez !

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